Document de travail présenté à l’atelier international sur les coûts de l’inaction et les opportunités d’investissements dans les zones arides, semi-arides et sub-humides sèches tenu à Rome, du 4-5 décembre 2006.
Mélanie Requier-Desjardins et Marc Bied-Charreton (CSFD)
Ce document d’introduction préparé par le Comité scientifique français de la désertification (CSFD) repose essentiellement sur l’analyse des coûts socio-économiques de la désertification et de quelques bénéfices d’actions de lutte contre la désertification, notamment en Afrique. Ce travail a été fait en 2005-2006 avec l’appui de l’Agence Française de développement par le Centre d’économie et d’éthique sur l’environnement et le développement de l’Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines. Le rapport final a tenté de synthétiser les études disponibles à ce jour, notamment l’étude réalisée pour le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) par Dregne (1992) et celles plus récentes faites pour la Banque mondiale, le Fonds pour l'environnement mondial (FEM) et le Mécanisme mondial par les équipes de L. Berry (2003 et 2006), de G. Bjorklund (2004) et de C. Reij (2003). Enfin, il prend aussi en compte les études d’évaluation environnementale effectuées depuis de nombreuses années sous l’égide de la Banque mondiale, notamment par J. Bojo (1996), S. Pagiola (2004) et M. Saraf (2003). Il a ensuite analysé la question des migrations internationales en lien avec le phénomène de la désertification. Ce rapport a enfin proposé plusieurs scénarios de développement.
Le présent document prend également en compte les acquis des manifestations internationales qui se sont déroulées en 2006 à l’occasion de l’année internationale des déserts et de la désertification, en particulier ceux du colloque scientifique de Tunis sur l’avenir des zones arides et ceux du forum international « Désertification et société civile » à Montpellier.
Dans une première partie, les auteurs analysent les évaluations des coûts macroéconomiques de la désertification en Afrique, en esquissant un inventaire et en présentant les principaux résultats.
Dans une deuxième partie, ils présentent les coûts sociaux de la désertification, avec les apports et les limites d’une approche par la migration.
Dans la troisième partie, ils présentent des données sur la rentabilité et les réalités des investissements dans la lutte contre la désertification.
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