Négociations Internationales sur le Climat: Les étapes clés d’un accord équitable

Recommandations du Réseau Climat & Développement, octobre 2009

En mai 2009, le Réseau Climat & Développement a publié la « Déclaration de Tunis »6 qui pose les bases politiques pour faire de Copenhague un accord réussi, intégrant avec succès les enjeux de développement. Sur la base de cette déclaration, il propose aujourd’hui ce document d’analyse qui, loin d’être exhaustif, vise à identifier les éléments indispensables à la conclusion d'un bon accord à Copenhague.

Sébastien Blavier, Ange-Benjamin Brida, Morgane Créach, Benoit Faraco, Abdoulaye Issa, Djimingué Nanasta, et Mamouda Moussa Na Abou | Novembre 2009

Alors qu’une fois de plus les discussions s’enlisent, il est urgent d’identifier les voies de succès pour les négociations et de s’y engager au plus vite. Pour ceci, il faut que les États dépassent rapidement leurs querelles de chapelle pour réaliser un traité ambitieux et équitable qui préserve les équilibres climatiques fragiles (en restant bien en deçà de 2°C d’augmentation de la température moyenne globale d'ici la fin du siècle) et offre des conditions de vie décentes à l’ensemble des habitants de la planète.

Pour cela, la confiance entre pays industrialisés et pays en développement (PED) doit s'instaurer. Il faudra notamment que les pays industrialisés tiennent enfin leurs promesses de financer les programmes d'adaptation des pays les moins avancés aux impacts du changement climatique (les PANA) en permettant leur mise en oeuvre au plus tard en 2010.Ils devront également donner les moyens aux pays en développement d’élaborer avant 2012 des plans de développement sobres en carbone et en énergie et permettant à ces sociétés d'être davantage résilientes aux impacts du changement climatique (PDSCR)7.

Des financements de la part des pays industrialisés, additionnels à l'aide publique au développement, sont également nécessaires pour la période dite de l'après 2012, afin de soutenir l'atténuation des émissions de gaz à effet de serre (GES) et l'adaptation à plus long terme des pays en développement.

Ce soutien devra passer via un système de gouvernance instaurant de nouvelles règles du jeu au niveau mondial. La Convention Cadre des Nations Unies sur le Changement Climatique (CCNUCC) devra jouer un rôle central dans ce nouveau cadre d’action et garantir l’implication de l'ensemble des parties prenantes dans sa construction et sa mise en oeuvre.

La conférence de Copenhague constitue l’une des dernières chances de trouver un accord mondial en mesure de sauver le climat. Le pic des émissions de GES doit en effet avoir lieu en 2015 pour contenir l’augmentation de la température moyenne globale en deçà de 2°C ! Elle est aussi une formidable opportunité de définir les moyens à même d’améliorer les conditions de vie des populations vulnérables et de garantir le droit à un environnement préservé pour les générations futures.

Réseau Action Climat-France, ENDA Tiers Monde.
© 2009 Union internationale pour la conservation de la nature et de ses ressources

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