L’Etat malien et ses partenaires au développement tels que le PGRN (Projet de Gestion des Ressources Naturelles) PRODESO (Projet de Développement de l’Elevage dans le Sahel Occidental), PRP (Projet de Réduction de la Pauvreté) PGVA (Projet de Gestion de Végétation Autochtone), ont fait d’énormes efforts dans la réalisation des infrastructures pastorales : points d’eau (puits, forages pastoraux, mares), parcs de vaccination, périmètres pastoraux, points de passage des animaux (bourtoles). Les objectifs visés à travers la réalisation de ces infrastructures sont entre autres : offrir aux éleveurs et à leur cheptel les meilleures opportunités pour l’exercice du pastoralisme dans la zone (amélioration des conditions de transhumance, d’alimentation et d’abreuvement des animaux et des conditions sanitaires), la rentabilisation des infrastructures et l’appui à la réalisation de la sécurité alimentaire. La mise en place de ces infrastructures a été un atout important pour le développement du pastoralisme.
Cependant, les différents intervenants ont oublié ou n’ont pas voulu développer et appliquer des mesures d’accompagnement permettant non seulement d’opérationnaliser mais aussi de rentabiliser et de pérenniser les infrastructures mises en place si bien qu’à la fin des interventions elles ont presque toutes disparues ou sont devenues in opérationnelles. En effet, la création des infrastructures a été très rarement suivie de l’application d’un dispositif organisationnel et institutionnel en termes de mise en place de structures de gestion (comité de gestion), de renforcement des capacités et d’outillage des structures de gestion. Les rares comités de gestion mis en place ne sont pas le plus souvent à même de remplir correctement les cahiers de charge et de rentabiliser efficacement les infrastructures trop importantes pour de telles organisations peu fonctionnelles. C’est cette réalité qui a motivé AFAD et ses partenaires pour envisager la présente étude qui se propose de faire un diagnostic des différentes réalisations en matière de pastoralisme, d’identifier les causes profondes de leur faible fonctionnalité et de proposer des pistes d’actions pour leur faisabilité et durabilité.