Captage des eaux de pluies

Le captage des eaux de pluie a été pratiqué pendant des millénaires dans des différents coins du monde, dans les villes ainsi que dans les zones rurales. Plusieurs de ces pratiques traditionnelles ont été améliorées et elles sont maintenant utilisées à travers les projets de développement pour améliorer l’accès à l’eau là où il y a un accès insuffisant.

Justification

L’eau est une des ressources naturelles les plus importantes au Mali, et surtout dans les zones arides. C’est aussi une ressource qui est très liée à la sécurité alimentaire pour les ménages vulnérables, autant qu’elle est nécessaire pour toute activité de production (agriculture, élevage) que pour la consommation humaine.

Le captage des eaux de pluie a été pratiqué pendant des millénaires dans des différents coins du monde, dans les villes ainsi que dans les zones rurales. Plusieurs de ces pratiques traditionnelles ont été améliorées et elles sont maintenant utilisées à travers les projets de développement pour améliorer l’accès à l’eau là où il y a un accès insuffisant. Le captage des eaux de pluie est défini comme « la collection et le stockage de l’eau qui coule des surfaces où l’eau est tombée », et consiste en plusieurs techniques ; captage des eaux de pluie sur les toits ou sur le terrain, différents types de barrages (souterrain et de surface) et mares. L’objectif peut être tout simplement de collecter l’eau pour des différents besoins, mais aussi de réduire l’inondation pour remplir les aquifères.

GCOZA Mali mène depuis le début de l’année 2007 un projet pour faire face à cette situation et contribuer à améliorer l’accès à l’eau des populations des zones arides à travers l’indentification et l’adaptation des techniques de captage des eaux de pluies.

Objectifs

L’objectif global visé par le programme de captage des eaux de pluie est de développer des techniques et approches appropriées de captage et d’utilisation des eaux de pluies pour contribuer à l’amélioration de l’accès à l’eau et à la sécurité alimentaire dans les zones arides du Mali.

Les objectifs spécifiques pour 2009 sont :

Poursuivre l’évaluation des dispositifs de captage des eaux de pluie à partir des toits à Birtianga (Tombouctou), Zalablabé (Gao) et à Nara.

Disséminer les résultats. au cours d’un atelier et à travers le rapport final qui sera produit.

Former les villageois en construction de dispositif de captage des eaux de pluie.

Activités

Une étude sur le sujet qui est le premier pas dans le plan triennal, a été menée par deux consultants (un national et un international), dont l’objectif était d’identifier les pratiques traditionnelles et améliorées de captage des eaux de pluies au Mali et ailleurs.

Les techniques de captage des eaux de pluie identifiées par les consultants sont entre autre : le captage des eaux de pluies à partir des toits, les barrages de sable, le Zai, les ACN (aménagement sur courbe de niveau).

Les dispositifs de captage des eaux de pluie à partir des toits sont construits à Birtianga (Tombouctou) et à Zalablabé (Gao). La construction du dispositif à Kidal (remplacé par Nara) est en cours.

La dernière année du plan triennal sera consacrée à la poursuite de l’évaluation des bassins de captage des eaux de pluies à partir des toits, à la formation des acteurs locaux et à la dissémination des résultats.

Résultats attendus 

Les résultats attendus de ce projet sont :

Les dispositifs de captage de l’eau de ruissellement de Birtianga, Zalablabé, Nara et ceux de l’AEN sont évalués et analysés

Techniques de construction et d’usage (à l’hygiène et à la gestion durable) du dispositif de captage de l’eau de ruissellement à partir des toits sont maîtrisés par les acteurs locaux.

Les impacts des techniques sont partagés lors de l’atelier d’octobre 2009

Utilisation des résultats du projet :

Les données de l’évaluation seront des directives pour la bonne continuation du projet. La maîtrise des techniques par les ONG membres de GCOZA et les partenaires locaux sera utilisée comme moyen pour assurer la réplication du projet.

La bonne tenue de l’atelier de concertation est un moyen qui permettra aux membres de GCOZA et autres acteurs d’acquérir de l’expérience en matière de captage des eaux de pluie.