Une étude antérieure du GCOZA avait fourni une analyse approfondie des déterminants de l’insécurité alimentaire des ménages et des mécanismes d’adaptation utilisés dans trois zones sélectionnées du SNNPR (notamment les zones de Sidama, Guarghe et Wolaita). Cette étude a abouti à un certain nombre de résultats clés et de recommandations de politique générale eu égard à la baisse du haut niveau d’insécurité alimentaire dans les zones d’études. L’un des principaux besoins de recherche identifiés dans cette étude était le rôle des facteurs institutionnels locaux dans la sécurité alimentaire et la gestion des ressources naturelles. L’étude a donc recommandé que des investigations supplémentaires soient menées sur ces questions afin de permettre aux exécutants de programmes de mieux utiliser les potentiels au cours des interventions.
Les témoignages provenant d’autres pays suggèrent que lorsque le mécanisme sociétal fonctionne bien, les chocs spécifiques touchant les ménages ne requièrent pas toujours d’interventions extérieures. Aussi, l’exécution d’activités de développement rural au niveau local, la mobilisation de la participation au niveau local, et la gestion des urgences au niveau local avec des liens conscients avec la reconstruction, la prévention et la préparation requièrent l’apport central d’institutions sociales locales.
Il y a des preuves qu’au nom du “développement”, les institutions locales qui étaient jadis très fortes sont maintenant en train de se fissurer et de se désintégrer dans plusieurs régions en zones rurales de la région. Par conséquent, la résolution de questions, dans une région qui est un creuset de plusieurs groupes ethniques avec des institutions locales et indigènes définies avec un rôle bien établi traditionnellement prouvé de facilitation de forums pour l’auto-gouvernance locale, peut fournir des idées aux chercheurs et aux décideurs sur la façon dont le problème pourrait être maîtrisé.