La plupart des ménages ruraux en Ethiopie produisent pour la subsistance et le niveau de production n’est pas suffisant pour satisfaire leurs besoins en raison de la faible production de l’agriculture pluviale. L’usage d’intrants favorisant une meilleure productivité dans l’agriculture pluviale est également à un faible niveau. En particulier, dans les zones arides de l’Ethiopie septentrionale, le risque de mauvaises récoltes rend les paysans réticents à appliquer des intrants favorisant la productivité tells que les semences améliorées. Un tel risque de rendement peut être réduit par des pratiques de conservation du sol et de l’eau et aussi par le développement de techniques de gestion de l’eau. Un effort conjugué est en cours en vue d’alléger la pénurie alimentaire précaire et la situation de pauvreté en Ethiopie en mettant l’accent sur la productivité agricole par des mesures combinant la conservation de la terre et la gestion de l’eau.
Toutefois, les marchés pour la terre et l’eau en Ethiopie sont sous développés en raison de restrictions politiques sur la liberté de transaction de terres et de ressources en eau. Cela décourage parfois les investissements en améliorant et en maintenant les structures de conservation et d’irrigation, et l’usage efficient d’eau d’irrigation et de terres irrigables en quantités insuffisantes. Une vaste gamme de formes de contrats est pratiquée à l’échelle mondiale, en l’occurrence les locations fixes, le métayage et la main-d’œuvre salariée (Ellis, 1993). Pour être durables, les systèmes de contrat doivent permettre une meilleure efficacité dans l’utilisation des ressources tant à court qu’à long terme et contribuer à la réduction de la pauvreté (Tesfay, 2006).