Les pratiques d’usage de terres auront un impact significatif sur la gestion des pâturages et l’utilisation durable des ressources naturelles dans les zones arides. Une bonne partie des travaux empiriques ailleurs indique que les changements qui se produisent dans le domaine de l’utilisation des terres en zones pastorales et agro-pastorales ont un puissant lien avec la nature de la tenure de terre en place et l’influence d’autres facteurs de politique générale (Unruh, 1995; Lane, 1998; Muhereza et Otim, 2002; Mwangi, 2005; Abdulahi, 2007). Mais il existe une certaine ambiguité quant aux facteurs qui nécessitent l’adoption d’une exploitation de terre particulière principalement dans les zones arides habitées où l’influence de l’état et de ses politiques foncières est considéré comme étant encore minimal ou inexistant. Ceci accroît la nécessité d’examiner les facteurs qui contribuent éventuellement au changement en matière d’utilisation des terres, l’influence qu’ils auront sur la sécurité alimentaire et leur impact sur l’exploitation durable des ressources naturelles en zones pastorales.
Non seulement l’examen de la manière dont les ressources foncières sont utilisées et gérées génère des preuves sur les pratiques foncières actuelles et les problèmes apparentés, mais contribue à examiner aussi les perspectives de sécurité alimentaire à long terme. Animées d’un certain pessimisme sur les modes d’utilisation de terres émergents dans les systèmes pastoraux et agro-pastoraux favorisant l’agriculture, un certain nombre d’études recommandent la nécessité d’évaluer l’impact des usages de terres actuels sur la sécurité alimentaire et la gestion durable des zones arides pastorales (Lane, 1998). Ce pessimisme est ancré dans le fait que l’agriculture sert de stratégie d’adaptation plutôt qu’une mesure d’adaptation dans la quête d’une stratégie permanente d’existence (Haug, 2002). De telles études entrent dans des critiques sans examiner les causes d’un changement en matière d’usage de terre dans les régions semi-arides. Cette étude soutient que les défis liés à la sécurité alimentaire peuvent être relevés si les changements en matière d’utilisation des terres assurent la levée des contraintes à la gestion des pâturages et à la distribution équitable des gains d’efforts conjoints entre les communautés pastorales/agropastorales vulnérables.