Le cas des Hawawir dans le Nord du Soudan. (En anglais)
Rapport 15 du GCoZA
Kjersti Larsen et Manal Hassan
Depuis les années 1950 les gouvernements et les planificateurs de développement font des plus en plus d’efforts en vue d’assurer une éducation de base aux communautés nomades. Ces efforts sont liés à la notion d’éducation en tant que droit humain fondamental – souvent exprimée dans les déclarations de politique nationale. Toutefois, la fourniture de services appropriés d’éducation aux communautés nomade semble à la fois problématique et pleine de défis.
Le principal objectif de ce genre particulier d’activité était d’explorer les perceptions de connaissance et les stratégies de survie au sein des communautés nomades. La dominante empirique de l’étude était les Hawawir vivant dans le désert de Bayoda au Nord Soudan. Le mode de vie dominant des Hawawir est à présent marqué par l’élevage et le nomadisme. Toutefois, à l’instar de beaucoup de peuples nomades aussi, les Hawawir sont confrontés à une situation où un grand nombre parmi eux se sédentarisent graduellement de plus en plus, tant dans les faubourgs des zones urbaines que, comme c’est le cas des Hawawir, dans une région que l’on appelle UmJawasir, dans le désert de Bayoda. Dans cette région un Projet d’Agriculture Irriguée a été établi en vue de jeter les bases d’un mode de vie viable au lendemain des sécheresses des années 1980.
Après cela, la présente étude a porté sur l’éducation et les perceptions des connaissances des hommes et des femmes Hawawir et évoque les possibilités et les contraintes en vue d’améliorer l’éducation des filles en milieu nomade. Pour avoir une meilleure compréhension des notions qu’ont les Hawawir de ce qu’est la connaissance, les auteurs ont abordé la connaissance en relation aux diverses stratégies de survie que les femmes et les hommes considèrent comme importantes tant dans le contexte local que dans le contexte national. En plus, dans leur discussion du problème d’éducation en milieu nomade, ils soulèvent la question de savoir comment et quel genre de connaissance cela est, à présent, relayée à travers les générations. Ceci permet d’avoir une meilleure compréhension de ce que les femmes et les hommes Hawawir considèrent comme connaissance nécessaire pour assurer une bonne vie aux générations futures. Sur la base des données collectées, ils analysent dans quelle mesure l’éducation formelle, dans sa forme actuelle, paraît significative et donc, attrayante pour les femmes et les hommes vivant au sein des communautés nomades. A partir de là, les auteurs explorent la question de savoir si oui ou non les programmes éducationnels pourraient être mieux adaptés aux besoins et aux stratégies de survie des personnes vivant des vies nomades. Comment devrait-on organiser l’éducation et la scolarisation en vue d’atteindre les filles et les garçons ressortissant des communautés nomades ? Quelles sont les possibilités d’amélioration de l’éducation chez les communautés nomades ?
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