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Le Striga et les Pratiques Culturales en Relation avec la Gestion et le Contrôle du Sorgho
Les leçons à apprendre et la sensibilisation à effectuer. Enquête dans la sous-zone de Goluge. (En anglais) Rapport 33 du GCoZA

 Asmerom Kidane, Woldeamlak Araia, Zeru Ghebremichael, et Goitom Gobezay

Le sol dans la zone de Goluge est faible tant en teneur d’azote qu’en matières organiques, le phosphore et le potassium étant notamment à un niveau variant entre le niveau moyen et le niveau élevé. Le sorgho et le sésame sont les principales cultures dans la zone de l’étude. La population animale fluctue selon la saison, et la majorité du cheptel est composée de moutons et de chèvres suivis du bétail. Environ 93% des paysans interrogés ne possèdent pas d’animaux de trait et les paysans voudraient en posséder très peu et voudraient des races sélectionnées. 

Le système cultural actuel dans la zone de Goluge est vulnérable aux fortes infestations de striga et à la dégradation de la fertilité du sol. L’accumulation de striga en raison de la culture traditionnelle du sorgho seulement augmente d’année en année. Ceci a abouti à une baisse de la production. La faible teneur en azote du sol aggrave davantage l’accumulation de striga.  

Il n’y a pas eu d’enquête socio-économique sur le striga dans la zone de Goluge. En plus, la sensibilisation de la communauté paysanne à travers l’organisation de séminaires a été inadéquate. Il n’y a point de documentation adéquate ou de dissémination des connaissances locales sur le striga à l’aide de bulletins, de livrets, d’affiches, etc. dans les langues locales particulièrement en Tigrigna, Arabe ou Tigre. La recherche agronomique pour contrôler le striga ne s’effectue pas correctement. Par conséquent, cette enquête socio-économique a été menée pour combler ce vide.

Le principal but du projet est de déterminer et d’évaluer les infestations de striga à travers une enquête socio-économique dans les villages de la zone de Goluge et de sensibiliser la communauté paysanne. Le but ultime est d’améliorer la sécurité alimentaire des ménages dans la zone en sensibilisant la communauté paysanne, en améliorant le système cultural, et en s’attaquant aux paquets agronomiques qui n’ont pas reçu suffisamment d’attention dans la recherche. Le projet cible 12.000 paysans pauvres (chefs de familles) et 600 ex-combattants de la région ; un petit nombre de paysans exploitants commerciaux partageront les bénéfices.

Les principaux objectifs de l’enquête étaient les suivants::

  • évaluer les connaissances indigènes adoptées pour la gestion et le contrôle du striga ;
  • sensibiliser davantage les paysans à travers des séminaires,
  • fournir aux paysans des bulletins sur le striga traduits en langues locales, 
  • évaluer les rapports entre le striga et le sorgho et comprendre la banque de sols comme réserve de semences de striga.


Rédacteur Abdramane Dembélé | A propos du GCoZA | Site Web financé par le Ministère Norvégien des Affaires Etrangères | Site réalisé par Noop