Plus de 40% de la terre est considérée comme étant des zones arides. Malgré la pauvre qualité de ces terres (dégradation du sol, pauvre fertilité des sols) et leur climat (basse quantité de pluie, important taux d’évaporation), beaucoup de gens en dépendent pour leur survie par la pratique de l’agriculture. Les zones arides font face aux problèmes environnementaux suivants :
- Pluies courtes et erratiques; peu de pluies
- Lors des pluies, le sol est exposé au délavage et à l’érosion
- Lors des saisons sèches, les sols sableux sont exposés à l’érosion des vents
- L’utilisation des inputs externes est risquée.
Dû à ce dernier point, des techniques alternatives de production sont nécessaires et devraient :
- Conserver et améliorer la qualité du sol ;
- Etre spécifique à un certain emplacement et être développé localement avec les fermiers ;
- Etre intensifs au niveau des connaissances et de la gestion afin d’améliorer la productivité avec une utilisation limitée d’inputs externes.
Le GCoZA encourage le développement et la recherche agricole en partenariat avec les fermiers, des instituts de recherche nationaux et internationaux, des systèmes de vulgarisation, des ONGs, et des instituts gouvernementaux dans les pays de zones arides cibles. Grâce à cette collaboration, le GCoZA a déjà identifié des voies prometteuses vers la production et des ménages améliorés à travers une meilleure gestion des ressources.
Une conception traditionnelle de la vulgarisation agricole assume que les chercheurs génèrent de l’information qui est transférée à des agents de vulgarisation et adoptée par les fermiers. Les savoirs agricoles et la connaissance de l’utilisation des ressources naturelles ne sont par contre pas seulement basés sur la science. Par conséquent, les connaissances et l’habileté développées par les fermiers et les pasteurs ne devraient pas être ignorés. Le GCoZA met l’accent sur la réalisation d’activités qui améliorent les liens entre les fermiers (pasteurs), les agents d’extension, et la recherche tout en facilitant l’interaction entre les différents acteurs impliqués. Conséquemment, un échange fructueux de connaissances appropriées est accompli.
Un exemple de cette approche est le projet ‘Ecoferme’ qui est en train d’être développé et expérimenté au Mali. Ce projet fait partie d’une stratégie pour la création de technologies qui réduiront la pauvreté à travers l’augmentation de la production tout en conservant l’environnement. Ce concept est holistique étant donné qu’il se concentre sur le renforcement de l’interaction entre différentes composantes de la ferme. De plus, ce concept est basé sur la conviction que la combinaison du savoir scientifique et du savoir paysan conduira au développement durable. Les villages qui prendront part au projet développeront leurs propres plans d’utilisation des terres et sur la base de ces plans, des systèmes de gestion des terres seront testés. Les partenaire du projet ‘écoferme’ auront à leur disposition un ‘panier de choix’ duquel ils pourront choisir les éléments qui seraient utiles pour leur ferme et possibles à mettre en œuvre (i.e. adaptés aux conditions locales). Les dirigeants du projet écoferme n’imposeront donc pas de paquet ‘une taille convient à tous’. Pour en savoir plus sur l'approche écoferme, veuillez consulter cette présentation.
Le GCoZA travaille également sur des nouvelles techniques agricoles tels que le projet de Gestion Intégrée des Nutriments Végétaux (GINV) au Mali. La GINV maximise l’utilisation de sources organiques d’engrais, minimise la perte de nutriments, et utilise de façon judicieuse les engrais inorganiques sur la base de besoins. Cette technique est mise en œuvre à partir d’un apprentissage mutuel par tous les participants, ce qui approprié à l’approche du GCoZA discutée ci-dessus. Le travail du GCoZA met aussi l’accent sur les systèmes agricoles traditionnels et sur la base d’études appliquées (ex. le stockage aux fermes) des recommandations et des suggestions sont fournies (voir rapport 2B, 14B, 21, 29, préliminaire du GCoZA).
Le GCoZA travaille aussi sur une autre dimension – au niveau politique. Les membres du GCoZA dans les pays partenaires comprennent des institutions gouvernementales qui permettent au GCoZA d’être au courant des politiques nationales et de s’engager dans des dialogues de politiques avec des preneurs de décisions nationaux. De plus, le GCoZA en collaboration avec des organisations partenaires soutient les gouvernements dans la mise en œuvre des politiques nationales. Par exemple, le GCoZA a mené une étude sur l’évaluation de la mise en œuvre de la technique de Gestion Intégrée des Ravageurs en Ethiopie. Ainsi, l’étude a identifié des déficits au niveau politique en terme de : mise en œuvre, niveau des connaissances de cette technique, étendue de la recherche sur cette technique, sa stratégie de mise en œuvre à travers l’agriculture d’extension, etc. En conséquent, l’étude a également fournit des recommandations (voir rapport 27 du GCoZA).
Pour plus d'informations sur l'agriculture au Sahel, veuillez visiter cette page: Meilleures techniques et approches de développement pour l'amélioration de l'agriculture au Sahel
(Sources : Trygve Berg et Jens Aune)