Une majorité des habitants des zones arides sont des pasteurs. Un pasteur peut être définit de façon générale comme un éleveur de bétail qui obtient plus de la moitié de ses gains économiques et de sa subsistance de son travail en tant que berger. Il y a différentes catégories de pasteurs tels que les agro-pasteurs qui sont partiellement ou entièrement sédentaires ou les pasteurs nomades qui sont hautement mobiles et ne dépendent d’aucun type de culture. En général, plus la zone est aride, plus les pasteurs sont nomades (mobiles). La mobilité est un aspect essentiel du mode de vie des pasteurs étant donné que cela leur permet d’atteindre la production la plus optimale dans un paysage d’une grande variabilité et en proie à un climat instable. Les pasteurs se déplacent et migrent à la recherche d’eau et de fourrage; une mobilité qui est affectée par les sécheresses. Les périodes de sécheresses sont généralement caractérisées par le parcours de longues distances des zones habituelles de broutage à des points d’eau adéquats pour le bétail et à des pâturages.
Les pasteurs vivent souvent dans des environnements marginaux avec peu d’accès aux infrastructures et peu d’alternatives de subsistance en dehors du bétail. Par conséquent, les pasteurs sont hautement susceptibles aux changements environnementaux et climatiques. Bien que les pasteurs aient développé une quantité de réactions aux situations de crise, celles-ci sont devenues de plus en plus inefficaces dû à la croissance démographique et à l’empiétement de leurs terres par les cultivateurs. En plus de la variabilité des pluies (sécheresse), les maladies du bétail et le vol représentent des dangers pour les pasteurs. Il est important de noter que même si la mobilité est une stratégie de survie pour les pasteurs, elle représente également une source de conflits avec d’autres communautés et peut aussi conduire à la propagation des maladies (voir rapport 31 du GCoZA). D’un autre côté, grâce à la mobilité des pasteurs et à leurs systèmes de gestion, la conservation des ressources naturelles est accomplie à travers l’établissement de régulations d’usage et de mobilité qui permettent à la terre d’être en jachère. Dû à leurs modes de vies de nomades, les pasteurs ne trouvent pas leur place dans les sociétés modernes ce qui conduit à des conflits avec les institutions gouvernementales.
Etant donné l‘emplacement des pasteurs dans les zones arides et leur vulnérabilité aux sécheresses, ils sont un groupe ciblé par le travail du GCoZA. L’engagement du GCoZA dans le pastoralisme comprend la poursuite de recherches, l’organisation d’ateliers et de séminaires, et la publication d’études et de procès-verbaux. Ce partage d’information parmi différents acteurs (gouvernements, ONGs, instituts de recherches, et pasteurs) est censé promouvoir des politiques raisonnées pour la gestion environnementale, des modes de vie durables, et la sécurité alimentaire pour les pasteurs. Par exemple, le GCoZA a mené une étude sur les stratégies traditionnelles d’adaptation face à la sécheresse de deux groupes de pasteurs en Ethiopie. L’information collectée sera par la suite distribuée aux communautés afin de les aider à reconstruire et à renforcer leur stratégies d’adaptation dans cette situation particulière (voir rapport 17 du GCoZA).
(Sources: Procès-verbaux 8 du GCoZA, Rapport 17 du GCoZA et 31, Noragric Working Paper 29, IFAD, et Tor Arve Benjaminsen)